« Pour maintenir l’esprit d’équipage » (1)

« Pour maintenir l’esprit d’équipage » (1)

La 1ère édition du Prix Tégo de la solidarité a récompensé le projet « Faire face et résilience » (Prix du Jury) et le projet commun « ADO-ADOSM-FOSA » (Prix des internautes) qui vise à soutenir les orphelins de la défense dans la poursuite de leurs études et de leurs projets professionnels. Jean-Louis Vichot, président de l'ADOSM nous présente cette association.

Pouvez-vous nous présenter les missions de l'association pour le développement des œuvres sociales de la Marine (ADOSM) ?

Notre association a été créée en 1939, suite à la perte d'un sous-marin de la Marine. Il s'agissait de venir en aide aux orphelins des marins décédés et à leur famille. Cette aide passe par des bourses d'études, mais aussi, par un accompagnement avec des assistances sociales. C'est la seule association de la Défense qui en emploie. Un rôle essentiel pour garder « l'esprit d'équipage ». Nos actions sont menées à la fois dans l'urgence et la continuité.

Comment cela se traduit-il ?

Notre association est alertée par divers canaux, la CABAM (Cellule d'aide aux blessés de la Marine), les associations d'anciens marins, l'Alliance navale… Notre objectif premier est la solidarité envers les marins et familles de marins décédés en service. Mais nous venons en aide aussi aux anciens marins en situation de grande précarité. Notre rôle est social, par le biais d'aides financières, mais aussi par le conseil (pour aider au montage de dossiers sociaux, par exemple). Nous intervenons dans la « zone grise » pour les famille à la situation compliquée, en dehors du cadre administratif strict.

Qui est bénéficiaire de vos aides ?

Les orphelins, nous en suivons 328 de la naissance à la fin des études. Notre aide n'est pas seulement un chèque, nous maintenons un lien avec la famille. Nous avons aussi un compte Facebook privé qui leur est réservé pour qu'ils puissent échanger. Les bourses varient selon les ressources. Au niveau financier, 50 % des bourses sont attribuées aux étudiants car les familles de marins viennent à nous quand les autres aides s'arrêtent. Nos bénévoles essaient de recréer un réseau pour que les jeunes puissent décrocher un stage ou mettre le pied à l'étrier pour trouver un premier emploi.

Et les familles aussi…

Oui, nous avons offert un accompagnement social à 300 familles en 2016. Cela passe par une aide à la formation et à la recherche d'emploi, un secours pour une dépense imprévue, un prêt d'honneur à 0 %. L'esprit d'équipage, toujours.

Lire la suite de l'entretien : « Nous mutualisons et échangeons avec les autres associations »

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