« Ma blessure de guerre invisible »

« Ma blessure de guerre invisible »

Ces 150 pages passionnantes permettent au lecteur  de percevoir la dure réalité d’un séjour de six mois en Afghanistan au sein d’une OMLT/infantry, terme américanisé qualifiant ces équipes de six spécialistes immergées au sein des unités de l’armée nationale afghane pour les former et les guider au combat dans un cadre multinational. Sylvain Favière, l’auteur, y tenait les fonctions d’infirmier, ce qui ne l’a pas privé de faire à maintes reprises le coup de feu au nom de la polyvalence, de rigueur dans ces  équipes isolées par nature.

Il nous raconte avec simplicité son quotidien fait de fatigue, d’empathie, de bonheur simple mais aussi de peur quotidienne, de fatalisme et parfois d’angoisse. On comprend vite que cette expérience faite de tensions  permanentes dans des postes qui sont des cibles habituelles de tir de mortiers et de roquettes, d’attaques aux armes légères plus ou moins intenses, d’embuscades lors des liaisons avec la menace permanente des IED, ne peut laisser personne indemne…

Il décrit parfaitement l’engrenage destructeur du retour au sein d’une famille exemplaire et aimante, ce qui ne suffit pas cependant à éteindre les souffrances de nature psychologique qui l’envahissent progressivement et  inéluctablement. C’est cette blessure de guerre invisible que Sylvain Favière décrit avec une sensibilité hors du commun, ainsi que l’assistance efficace du service de santé dont il a pu bénéficier.

Un formidable témoignage dont la lecture doit s’imposer à toute la communauté militaire.

Gal(2s) Alain Raevel directeur de la communication de l’ AGPM

A lire aussi :

L’interview de Sylvain Favière

La récit de son parcours

En savoir plus :
www.esprit-com.net (prix de vente : 12€)
L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Terre Fraternité.

http://www.facebook.com/MaBlessureDeGuerreInvisible

3 réponses

  1. addict38
    En 2005, Nous avons publié les résultats d'une étude effectuée dans deux unités de l'armée de terre en utilisant un questionnaire sur l'ESPT (validé par l'OTAN) : 1,7% soit 22 militaires présentaient un ESPT Cette pathologie n'avait pas été identifiée, donc pas prise en charge par mes confrères du service de santé des armées. <em>"Exploratory study about post-traumatic stress disorder in two units of the army" D Vallet, P Arvers, P Furtwengler, C Renaud, F Neel… - MEDECINE ET ARMEES, 2005 http://ftp.rta.nato.int/public//PubFullText/RTO/MP/RTO-MP-HFM-134///MP-HFM-134-30.pdf</em> Parfois, cette pathologie passe inaperçue et est révélée par un abus/dépendance d'alcool ou d'une substance illicite. Merci d'en parler dans le dernier numéro du Mag AGPM : les blessures psychiques doivent être considérées comme des maladies à part entière, dont il ne faut pas avoir honte. Bien cordialement. Médecin en chef Philippe ARVERS attaché en addictologie HIA Desgenettes - LYON
  2. [...] A lire aussi : La critique du général Raevel, directeur de la communication de l’AGPM [...]
  3. lilian40
    Bonjour à tous les blessés et merci à toi Sylvain. Parcours identique au tien avec énormément de similitudes mais comment l'AGPM peut-elle être partenaire officiel de ce livre "Ma BLESSURE de Guerre", faire autant de propagande sur l’ESPT dans les différents MAG alors qu'elle considère que ce n'est pas une blessure mais une maladie mentale faisant partie des exclusions des conditions générales et n'indemnise pas les adhérents et n'assure pas les prêts immobiliers. Avec cette attitude au lieu d'aider à refermer une cicatrice vous ne faites que l'agrandir, l'envenimer et accentuer l'irritabilité. Elle est ou la reconnaissance ?sujet dont parle à plusieurs reprise Sylvain et qui le touche. Sur le plan humain je ne vous parle même pas du service d’entraide, très limités dans ses actions.
    • visage Miranda
      Bonjour, Nous avons soutenu le livre de Sylvain Favière pour accompagner en termes de communication la réflexion que nous avons engagé dès l'été 2012 pour mieux prendre en compte, dans nos contrats de prévoyance, l’état de stress post-traumatique. Cette réflexion a abouti à une évolution très importante de notre contrat Prévoyance qui sera effective en juin 2013 après son approbation par notre conseil d’administration et notre prochaine assemblée générale. Nous considérons désormais l’ESPT comme une blessure au même titre qu’une blessure physique, dès lors qu’elle sera reconnue par le service de santé des armées. Prenant en compte l’expérience des spécialistes de ce service, nous avons décidé que cette blessure sera prise en compte jusqu’à 18 mois après la date de l’événement déclencheur et les soins jusqu’à 36 mois. Fort de ces nouvelles dispositions, le Service Entraide pourra agir sur cette nouvelle base et adapter notamment son action à des cas particuliers n’entrant pas précisément dans ces dispositions, comme il le fait depuis sa création en 1971. Général (2s) Alain Raevel Directeur de la communication

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