OPEX (épisode 5) : l’association nationale des participants aux opérations extérieures – ANOPEX

OPEX (épisode 5) : l’association nationale des participants aux opérations extérieures – ANOPEX

Sophie Aman termine sa série d'articles sur l'OPEX en présentant l'association qui a la volonté de fédérer tous ceux qui ont connu cette expérience.

A travers les multiples facettes des OPEX, chacun a pu mieux appréhender la complexité de la chose et l'intensité de ces expériences loin de la terre de France. Combien sommes-nous aujourd'hui, combien d'hommes et de femmes ont été engagés dans une (ou plusieurs) OPEX depuis près de 50 ans ?

Combattants d'hier et d'aujourd'hui

Nous avons entre 20 et 70 ans, nous avons en commun cette expérience puissante, qui nous a façonné en profondeur. Pour un certain nombre d'entre nous, l'empreinte de ces quelques mois est profonde, douloureuse, déstructurante. Des camarades sont atteints du syndrome de stress post traumatique. De récents dispositifs de notre ministère facilitent la prise en charge de cette pathologie.

Néanmoins, pour une grande majorité d'entre nous, un puissant réconfort provient de la solidarité, de la fraternité d'armes, de la camaraderie. Si cette dernière s'exprime naturellement dans une unité, elle disparaît pour toutes celles et ceux qui ont quitté le service actif. D'où l'importance essentielle d'un tissu associatif dynamique et dense implanté partout sur le territoire national (métropolitain et ultra-marin), une association spécifiquement dédiée à celles et ceux qui ont participé aux OPEX.

Si plusieurs ont vu le jour depuis deux décennies, c'est en 2010, sous l'impulsion de la France Mutualiste, qu'a été créée de l'ANOPEX. Cette association a bénéficié d'une véritable représentativité tant géographique que politique. Forte alors de ses 23 000 adhérents, l'association a été admise dans le « groupe des 12 », ces douze associations reconnues par le ministre de la Défense et des anciens combattants pour porter la parole du monde combattant, et plus spécialement celle des OPEX. Ainsi, le Général de corps d'armées (2s) André Soubirou, actuel président de l'ANOPEX et l'ensemble de son équipe œuvrent bénévolement et efficacement dans tous les domaines d'action dévolus à l'association.

Devoir de mémoire

Ainsi, la journée du 11 novembre est devenue une journée d'hommage à tous les morts pour la France dont ceux des OPEX. Dans le prolongement de cette demande de mémoire, les morts pour la France en OPEX figureront sur les monuments aux morts des communes. Un monument national devrait même voir le jour au cours de cette année place Vauban à Paris. Il nous appartient de nous souvenir ensemble de nos frères d'armes, d'accompagner leurs familles, leurs enfants, de nourrir collectivement leur mémoire.

Transmission des valeurs

Le monde combattant est complexe, polymorphe, trop fragmenté hélas, entre les actifs et les retraités, les « entre-deux » qui sont encore jeunes mais quand même anciens combattants, ceux de la seconde guerre mondiale, les anciens d'Indochine, d'Algérie...

Une grande diversité d'hommes et de femmes, une prodigieuse richesse humaine : vous êtes, nous sommes les artisans du monde de demain. Par le sang versé, dans le fracas des armes, dans les torrents de larmes, les combats ont été rudes pour tous. Quelle que soit l'année, quelle que soit la localité, quel que soit le climat, nous avons mené le même combat.

Unité dans le temps et dans l'espace, expression de la solidarité transgénérationnelle

L'ANOPEX s'est résolument engagée dans la voie de l'unité du monde combattant, de la solidarité active et concrète entre ses membres, expression de la fraternité d'arme qui nous relie.

Cette association a également l'ambition de contribuer à nourrir activement ce lien entre la nation et son armée. Prodigieuse aventure humaine, où chacun est invité à participer, à apporter sa pierre à l'édifice.

En savoir plus : www.anopex.fr

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