Militaire blessé : s’en sortir grâce au sport !

Militaire blessé : s’en sortir grâce au sport !

Aïe ! Pour un militaire, quand une blessure survient, l'évènement peut prendre des allures de séisme. Naturellement toutes les blessures n'ont pas le même impact. Si les plus fréquentes sont bénignes, les blessures plus graves auront un fort impact dans plusieurs domaines.

Le doute

Durant la prise en charge médicalisée dans l'urgence, jusqu'à l'hôpital, le blessé, bien entouré, va inévitablement se questionner sur les conséquences de cet événement (si toutefois il est conscient bien-sûr). En une fraction de seconde le militaire va changer de catégorie : il était apte, il devient inapte. Il ne sait pas trop encore à quel stade, pendant combien de temps, de quelle façon (temporaire ou définitive...). Bien davantage que dans d'autres professions, la condition physique est déterminante dans l'exercice du métier des armes. La pression psychologique est donc énorme. Elle s'ajoute à la douleur de la blessure elle-même.

Le service de santé des armées (SSA) va offrir au blessé un accompagnement optimisé dans des établissements appropriés avec des personnels expérimentés. Néanmoins, dès que son état sera stabilisé, il devra se lancer dans la longue douloureuse épopée de la reconstruction. Avec à la clé ce défi de taille : retrouver le maximum de ses capacités. Idéalement une aptitude opérationnelle sans aucune limitation... comme avant.

Le sens de l'effort

Dès que l'équipe médicale donne son accord, le blessé s'engage donc dans une nouvelle phase de sa convalescence : la rééducation fonctionnelle. Retrouver la mobilité d'un bras, d'une jambe, parfois appareillé, constitue un énorme défi. Avec l'encadrement spécialisé pour œuvrer en sécurité, le sport va prendre une place de choix dans la vie du militaire. Ses vertus sont nombreuses : en plus de la stimulation physiologique, de la rééducation biomécanique, fonctionnelle, le sport va nourrir cette dynamique, cette rage même de dépasser ses limites, de se dépasser. Par le goût de l'effort chevillé au corps, tandis que le sport a toujours fait parti intégrante de son quotidien, le militaire va être pleinement acteur de sa résurrection (du latin resurgere qui se traduit par « se relever »).

La victoire

De cet âpre combat il sortira victorieux. Il aura puisé en lui des ressources insoupçonnées, il aura (idéalement) été soutenu et accompagné dans la durée par ses compagnons d'armes, pour reprendre un jour son poste, sa fonction et sa place dans son régiment. Peut-être qu'il lui aura fallu construire un nouveau chemin de vie dans une autre spécialité ou même dans le civil. Une page est tournée, une autre ne demande qu'à s'écrire, vierge, blanche, espace de tous les possibles, comme un hymne à la vie.

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